5 conseils pour gagner la confiance d’un chien

Que vous veniez d’adopter un chiot, un chien adulte ou que vous souhaitiez créer et/ou renforcer la relation que vous entretenez avec votre toutou, voici 5 conseils pour vous permettre de gagner la confiance de votre chien.

Conseil n°1 : Établissez le contact en douceur

Il ne s’agit pas de le « papouiller » dans tous les sens, n’oubliez pas que vous êtes une personne inconnue pour lui. Imaginez si quelqu’un d’étranger se jette sur vous pour vous faire un câlin, je ne pense pas que cela vous apporte énormément de bonheur.

Et bien pour un chien c’est la même chose, il faut y aller en douceur. De plus, si aucune confiance n’est installée entre vous, le chien en question pourrait être assez réticent, timide voire craintif vis à vis de vous.

Le tout est d’aller au rythme du chien, de se fier à son adaptation qui, je vous le rappelle, est très rapide pour certains chiens.

De fait, n’hésitez pas à vous accroupir, à tendre votre main pour qu’il la renifle. S’il ne vient toujours pas, je vous invite à vous tourner légèrement sur le côté afin de ne pas lui faire face. De plus, je vous conseille de ne pas le regarder fixement dans les yeux afin de ne pas lui envoyer de signaux menaçants.

Dès lors que le chien en question se rapproche, ne serait-ce qu’un petit peu, n’hésitez pas à le féliciter et à l’encourager. Bien entendu, ne brulez pas d’étapes, soyez patient et ne le brusquez pas au risque de le rendre encore plus craintif.



Conseil n°2 : Soyez cohérent quant à votre attitude

Soyez sûr de vous pour que votre chien ait confiance en vous, travaillez votre gestuelle et vos intonations de voix afin de transmettre les bons messages. Il ne s’agit pas de dire de manière très ferme, voire stricte, à son chien qu’il a bien fait ce que vous lui demandiez, non ! Il faut être dans l’enthousiasme, la gaieté et le positif lorsque l’on souhaite récompenser son chien. En revanche, sans dire de crier, parfois, un ton ferme sera parfois nécessaire, je pense notamment aux ordres de position statique comme le « pas bougé » par exemple, ou encore le « stop » à distance.

Dans tous les cas, il faut avoir une attitude cohérente et surtout constante, vous devez être très assidu quant à ce que vous demandez à votre chien, la manière dont vous le faites ainsi que l’intention que vous y mettez. Si vous interdisez quelque chose (monter sur le canapé ou sauter sur les invités), il est primordial de mettre en place cette interdiction à chaque fois, sinon votre chien ne comprendra pas ce que vous attendez de lui, ce qui est autorisé ou ce qui ne l’est manifestement pas (ou plus !).

J’ajouterai également à ce point concernant la cohérence quant à votre attitude, que les mots, les gestes ainsi que votre posture corporelle sont très importants. A chaque indication son mot, son geste et sa position corporelle : soyez, je le rappelle, constant, afin que votre chien puisse vous anticiper et qu’il n’y ait finalement plus besoin de mots pour communiquer. N’oubliez pas, moins vous parlez à votre chien, plus il est « obligé » de vous regarder pour savoir ce que vous attendez de lui, et donc, plus il sera attentif à vous.

Conseil n°3 : Savoir « lire » son chien

Je ne vous apprends rien, les chiens ne parlent pas. Mais ne dit-on pas : un geste vaut mille mots ? Je vous invite fortement à lire notre article concernant la lecture des signaux de nos chers amis canidés. Et oui, car à défaut de pouvoir nous parler, les chiens nous communiquent énormément d’informations par le biais de leurs attitudes. A nous de savoir les observer, les distinguer entre elles et surtout les décrypter.

Il est très important de connaitre l’état émotionnel de son chien notamment lorsque l’on souhaite le récompenser. En effet, il faut trouver une récompense qui « parle » au chien, une récompense qui lui fait réellement plaisir afin que le comportement souhaité soit reproduit.

Je vous donne un exemple : Votre chien vient de s’asseoir et pour le féliciter vous le caresser sur la tête. Aussitôt, votre chien tourne la tête sur le coté, baille ou encore se lèche la truffe. Votre chien vient donc de vous communiquer son malaise concernant cette approche. Dans le cas présent, il est toujours mieux de caresser son chien sur le côté ou sur le cou afin de ne pas « rentrer dans sa bulle » de manière trop brutale.

Conseil n°4 : Poser un cadre et des limites

Tout comme pour un enfant, il est important de mettre des limites à son chien afin de le sécuriser et de lui poser un cadre de vie. Pour certains chiens, une routine sera nécessaire pour leur permettre de se sentir mieux au sein du groupe.

De fait, on viendra donner à manger à son chien aux mêmes heures, on le sortira tous les jours régulièrement, etc.

Il est important également que vous répondiez aux besoins de votre chien afin qu’une réelle relation basée sur la confiance s’établisse. En effet, votre chien doit avoir confiance en vous, savoir qu’il peut compter sur vous et se fier à vous pour ce qui est bon ou mauvais pour lui.

Je pense notamment aux chiens qui fuguent : 9 fois sur 10, c’est parce qu’ils ne sont pas suffisamment sortis, voire jamais, ce qui est souvent le cas pour les personnes possédant un grand jardin. Lorsque votre chien fugue, il vous montre tout simplement qu’il a décidé de faire sa propre balade tout seul puisque vous, qui êtes censé être son être de référence, n’êtes pas en mesure de répondre à son besoin de dépense physique, intellectuelle et olfactive.

Un petit rappel de ce que sont les besoins de votre chien :

  • Les besoins primaires : boire, manger, dormir (facile !).
  • Les besoins sociaux : une balade journalière de minimum 30 minutes par jour avec la possibilité de se dépenser physiquement et surtout olfactivement. Ainsi que des rencontres avec ses congénères le plus souvent possible pour maintenir les codes canins.
  • Les besoins sécuritaires : être le maître de son chien, le gérer et savoir ce qui est bon ou non pour lui. Être son être de référence et travailler sur une relation basée sur la confiance plutôt que sur la contrainte.

Conseil n°5 : Lui apprendre les indications de base

Et pour finir, rien de mieux pour renforcer une relation que de mettre en place les apprentissages de base. Pour moi, les indications indispensables à apprendre à son chien pour une relation harmonieuse et une cohabitation réussie sont les suivantes :

  • Assis.
  • Couché.
  • Pas bougé.
  • Rappel.
  • Au panier.
  • Tu laisses.

De plus, vous pouvez apprendre à votre chien ces indications par le biais du jeu, notamment si c’est un chiot. Le tout est de trouver ce qui fait réellement plaisir à votre chien. Je vous invite à consulter notre article sur les différentes récompenses à proposer à son chien (un article permettant de trouver d’autres récompenses que la friandise).

Pour conclure, je vous conseillerai tout simplement d’avoir confiance en vous mais aussi, et surtout, de faire confiance en votre chien également. Il ne s’agit pas d’être sans cesse sur son dos, ne lui mettez pas trop la pression. Si vous êtes dans un état d’esprit serein, votre chien le sera aussi. N’oubliez pas que les chiens sont des éponges à émotions, de fait, si vous n’êtes pas rassuré ni en confiance, votre chien ne le sera pas non plus.

Ainsi, poser des limites à son chien, avoir un attitude cohérente envers lui, lui apprendre les indications indispensables pour une bonne cohabitation et savoir lire ses intentions et états émotionnels sont les ingrédients parfaits pour maintenir et renforcer la confiance que votre chien aura en vous.

Clémentine Turgot
Educateur canin comportementaliste et formatrice chez Nature de Chien
www.naturedechien.fr

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