
Mise en demeure par la préfecture du Val-de-Marne, l’association est en sureffectif. Son président, Vincent Dubosc, alerte sur le manque de solutions pour ses chiens, au point que l’euthanasie est désormais évoquée.
Un chenil qui a dû réduire drastiquement ses effectifs
Fondée en 2019, l'association a longtemps hébergé jusqu'à 33 chiens alors qu'elle ne dispose que de 9 places réglementaires. Depuis un contrôle effectué en mai dernier, l'effectif a été ramené à 16 animaux. Malgré cette réduction, la structure reste au-dessus du seuil autorisé.
Selon ICI Paris Île-de-France, il reste deux mois à l'association pour régulariser sa situation.
Des chiens difficiles à placer et un manque de structures
Vincent Dubosc explique que le profil des animaux complique les adoptions. Ils ont des staffs ou des malinois, très souvent mordeurs ou souffrant de troubles du comportement.
« Malheureusement, il n'y a pas assez d'adoptions et de structures pour accueillir ces chiens », constate-t-il.
Les riverains partagés entre nuisances et empathie
Dans le quartier, les réactions sont contrastées et les problèmes du refuge divise. Certains habitants dénoncent les aboiements incessants, tandis que d'autres défendent l'action de l'association.
Une riveraine témoigne : « Les gens ne comprennent pas le but de ce refuge. Ce sont des chiens qui ont été maltraités ou abandonnés. »
Une autre salue le dévouement de l'équipe, qu'elle juge essentiel pour sauver et recevoir ces animaux.
Les organismes de protection animale indiquent qu'en 2025, plusieurs milliers de chiens ont été pris en charge en Île-de-France par des refuges, associations et fourrières. Des chiffres qui illustrent la pression constante sur les capacités d'accueil, alors que des initiatives comme les journées portes ouvertes de la SPA tentent de favoriser les adoptions (voir notre article sur les portes ouvertes SPA).
La lettre du dimanche : l'essentiel de la semaine pour votre chien (actualités, alertes santé, rappels de produits). Un e-mail par semaine, pas plus.








