L’ataxie cérébelleuse héréditaire chez le chien

L'ataxie cérébelleuse héréditaire du Jack Russel
© Pixabay

L’ataxie cérébelleuse est une maladie d’origine génétique décrite chez certaines races de chiens qui appartiennent au groupe des Terriers. Comment et quand se manifeste-t-elle ? Comment est-elle diagnostiquée ? Existe-t-il un traitement ? Voici les réponses à toutes vos questions…

Qu’est-ce que l’ataxie cérébelleuse héréditaire du chien ?

L’ataxie cérébelleuse désigne un déficit sensoriel qui se traduit par un défaut de coordination motrice des membres, de la tête et du corps de l’animal. Cette affection est liée à une atteinte du cervelet et/ou des voies nerveuses qui sont en relation avec celui-ci. Elle est également connue sous le nom d’ataxie spino-cérébelleuse.

Lorsqu’elle est héréditaire, l’ataxie cérébelleuse est liée à une « anomalie génétique », autrement dit : une mutation d’un gène chez le chien. Elle est décrite chez certaines races de chiens tels que le Jack Russel, le Fox Terrier à poil lisse, le Terrier du Révérend Jack Russell et le Spinone.

Bon à savoir

L’ataxie cérébelleuse est une affection qui peut avoir bien d’autres origines qu’une mutation génétique. Elle peut également survenir à la suite d’une Maladie de Carré, d’une intoxication, d’une infection à l’herpès virus chez le chiot, d’une anomalie congénitale…entre autres causes ! Elle peut alors apparaître à tout âge du chien.

Ataxie cérébelleuse héréditaire du chien : les symptômes

L’ataxie cérébelleuse héréditaire se manifeste notamment par :

  • des difficultés dans la coordination des mouvements des pattes et de la tête. Cela peut se traduire par :
    • des difficultés à se déplacer, à monter les escaliers et à sauter, une démarche «dandinante » ou chaloupée, des chutes fréquentes et des difficultés à se relever,
    • des hochements ou des tremblements de la tête,
  • une hypermétrie, c’est-à-dire des troubles de l’exécution des mouvements volontaires qui semblent « exagérés ». On peut s’en rendre compte lorsque, par exemple, le chien marche en levant de façon exagérée pattes, et en particulier ses pattes avant,
  • l’absence de clignement des yeux à la menace,
  • des contractures involontaires des muscles, un symptôme qu’on appelle la myokymie. Ces contractures peuvent être responsable d’une hyperthermie, c’est-à-dire d’une augmentation de la température interne de l’animal. Leur intensité augmente généralement avec l’évolution de l’affection.
  • l’apparition de crises convulsives.

Lorsque l’ataxie cérébelleuse est héréditaire, les premiers signes cliniques apparaissent chez le jeune chien avant l’âge d’un an. Les formes dites précoces touchent les chiots entre leurs 2 et 6 mois tandis que les formes tardives de la maladie apparaissent entre leurs 6 mois et 1 an.

Les symptômes sont généralement assez discrets en début d’évolution puis deviennent de plus en plus intenses au cours du temps.

Diagnostic de l’ataxie cérébelleuse héréditaire

Lorsque le vétérinaire suspecte une ataxie cérébelleuse héréditaire sur un chien appartenant à l’une des races prédisposées, il a généralement recours à des examens complémentaires à l’issue d’un examen clinique et neurologique complet pour poser son diagnostic avec certitude. Ces examens peuvent consister en :

  • une ponction de liquide céphalo-rachidien,
  • des analyses sanguines,
  • un scanner.

Existe-t-il un traitement ?

Malheureusement, il n’existe pas de traitement spécifique de l’ataxie cérébelleuse héréditaire du chien car cette affection, d’origine génétique, est à l’origine de l’apparition de lésions irréversibles du cervelet et de la moelle épinière.

Si l’ataxie est modérée, certains animaux peuvent néanmoins vivre relativement normalement avec l’affection.

En revanche, si l’affection est évolutive et devient sévère, la dégradation de la qualité de vie du bien-être et de la qualité de vie du chien conduit souvent les propriétaires à euthanasier leur animal dans les quelques mois qui suivent l’apparition des premiers symptômes.



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