Hypercorticisme ou syndrome de Cushing chez le chien

On appelle syndrome de Cushing ou hypercorticisme chez le chien, cette maladie qui résulte de la production excessive de cortisol, une hormone sécrétée par les glandes surrénales.

Les causes du syndrome de Cushing

Il existe deux formes d’hypercorticisme chez le chien, en fonction de la cause sous-jacente à l’hypersécrétion de cortisol par les glandes surrénales.

La forme hypophysaire

De loin la plus fréquente, la forme hypophysaire du syndrome de Cushing résulte d’une tumeur bénigne de l’hypophyse, une petite glande située dans la boîte crânienne à la base du cerveau. L’hypophyse se met alors à sécréter, une hormone, l’ACTH (adrénocorticotrophine ou hormone corticotrope), de façon excessive. L’ACTH a pour effet de stimuler la production de cortisol par les glandes surrénales, ce qui entraîne le syndrome de Cushing.

La forme surrénalienne

Dans quelques cas, il peut y avoir une dérégulation de la synthèse de cortisol en raison de la présence d’une tumeur bénigne ou maligne sur une glande surrénale.

Les symptômes de l’hypercorticisme

Le cortisol est une hormone impliquée dans de nombreux phénomènes de régulation de l’organisme si bien qu’un excès de cortisol a des répercussions sur l’ensemble de celui-ci.

Les symptômes observés en cas de hypercorticisme chez le chien sont donc variés :

  • Une polyuro-polydipsie ou augmentation de la prise de boisson et de la production d’urine.
  • Une polyphagie ou augmentation de l’appétit.
  • Une fonte des muscles responsable d’une faiblesse musculaire et d’une baisse d’activité.
  • Une grande fatigue.
  • Une respiration haletante.
  • Une distension abdominale (ventre gonflé évoquant un « ventre de grenouille »).
  • Un amincissement de la peau et une perte d’élasticité de celle-ci.
  • Une perte de poils (alopécie).

Il existe des races de chien prédisposées à développer le syndrome de Cushing parmi lesquelles on trouve le Yorkshire, le Labrador, le Beagle, le Caniche, le Jack Russel, le Teckel et le Berger Allemand. La maladie se déclare plutôt chez les chiens âgés de plus de 6 ans.

La maladie peut se compliquer par l’apparition de diabète, la survenue d’hypertension, d’infections urinaires et d’autres problèmes du système urinaire et par des thrombo-embolies pulmonaires.

Dans les cas d’hypercorticisme hypophysaire, une tumeur volumineuse (macro-tumeur, hypophysaire ou macroadénome) peut entraîner des symptômes neurologiques tels que des changements d’attitude, une dépression ou des troubles de l’équilibre.

Le traitement de l’hypercorticisme

Le traitement que le vétérinaire met en place dépend bien évidemment de la forme hypophysaire ou surrénalienne de la maladie et du caractère bénin ou malin de la tumeur.

Des solutions de traitement de la forme hypophysaire

Le traitement de la forme hypophysaire du syndrome de Cushing peut consister en l’administration de trilostane. Cette molécule, présente dans les médicaments comme le Vétoryl, a pour effet d’inhiber la production de cortisol par les glandes surrénales. Ce traitement est accompagné d’un suivi régulier aux niveaux cliniques et sanguins afin de s’assurer de la bonne tolérance du chien au traitement et de réajuster, si besoin, ses doses de médicament.

Dans certains cas spécifiques, le vétérinaire peut aussi prendre l’option de prescrire des médicaments ayant pour effet de bloquer la sécrétion d’ACTH.

En cas de tumeur hypophysaire volumineuse, le vétérinaire peut faire le choix de retirer l’hypophyse en pratiquant une opération chirurgicale appelée hypophysectomie. Cette opération est cependant délicate et n’est proposée aux propriétaires du chien qu’après que le vétérinaire en ait bien mesuré le rapport bénéfice/risque.

Une tumeur volumineuse pourra également orienter le choix de votre vétérinaire vers la radiothérapie. Ce traitement à base d’irradiations aura pour effet de réduire le volume de la tumeur et de diminuer les symptômes neurologiques associés.

Des solutions de traitement de la forme surrénalienne

Les cas d’hypercorticisme d’origine surrénalienne répondent généralement moins bien à la médication que les formes hypophysaires. Pour cette raison, le traitement consiste dans la plupart des cas, à retirer chirurgicalement la tumeur surrénalienne. Une guérison complète est alors possible si le chien est pris en charge de façon précoce et en l’absence de métastases.

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