La Gamme Veterinary HPM® de Virbac, ce sont des croquettes de qualité vétérinaire dont la formulation respecte au mieux le régime carnivore du chien. Elles font la part belle aux protéines animales (environ 90% de protéines animales) tout en réduisant la part des glucides digestibles de la ration du chien pour se rapprocher au mieux du profil nutritionnel optimal du chien.

Ce profil nutritionnel optimal, Agnès Batard, responsable technique chez Virbac France, nous en parle …

Guylaine  de Toutoupourlechien.com (TTPLC) : Agnès, vous vous occupez de la gamme nutrition canine chez Virbac France. Pouvez-vous donc nous parler des besoins nutritionnels particuliers des chiens ? Sont-ils si différents de ceux de l’Homme ?

Agnès Batard (AB) : Toutes les espèces animales, qu’il s’agisse du chien, de l’Homme ou d’autres espèces, ont des besoins en protéines, lipides (matières grasses), glucides, vitamines, minéraux et eau.  Ce qui va changer d’une espèce à l’autre, ce sont les quantités nécessaires de ces nutriments. Par exemple, un Homme devrait recevoir 15% de ses calories par les protéines selon l’AFSSA et l’OMS alors qu’une étude assez récente a montré qu’un chien devrait recevoir 30% de ses calories par les protéines, soit proportionnellement deux fois plus que pour l’être humain. Les profils sont donc très différents.

TTPLC : Pourquoi les protéines sont-elles si importantes pour le chien ? A quoi lui servent-elles ?

AB : Déjà, les protéines sont essentielles à la croissance des jeunes animaux. Les chiots ont ainsi un besoin en protéines qui est plus important que le chien adulte ou sénior.

Le chien adulte a un optimum situé aux alentours de 30% des calories apportées par les protéines.

Quant au chien sénior, le besoin en protéines peut même être plus important chez lui que chez l’adulte car le sénior perd beaucoup de protéines. Mais généralement, on lui donne des aliments avec un taux de protéines équivalent à celui des chiens adultes.

Les protéines sont très importantes pour :

  • la beauté de la peau et du pelage. On sait que 30% de l’apport protéique est utilisé pour la peau et le pelage, notamment chez les animaux au pelage très dense, qui perdent du poil très souvent ou encore qui ont un poil long.
  • l’immunité. En cas de carence en protéines, on sait que les animaux sont plus sensibles aux maladies.
  • dans les aspects de contrôle du poids. Les protéines ont vraiment un rôle à jouer dans la satiété et favorisent le développement et le maintien de la masse musculaire.

TTPLC : Pour bien nourrir un chien, on peut parler de quantité de protéines mais il y également la qualité qui compte, non ?

AB : Tout à fait ! Les protéines ne sont pas importantes uniquement dans leur quantité mais aussi dans leur qualité. Ainsi pour reprendre l’exemple de la beauté du pelage on sait que, lorsque l’on n’apporte pas les protéines adéquates aux animaux qui ont le poil noir ou sombre, on peut observer un roussissement du pelage. Pour éviter cela, il faut suffisamment d’acides aminés aromatiques très présents dans les protéines animales.

TTPLC : J’imagine donc que les matières premières utilisées pour la fabrication des croquettes ont donc leur importance…

AB : Absolument. La nature et l’origine des matières première ont une grande importance. En matière d’alimentation industrielle, il est vrai qu’on peut accéder à différentes qualités de matières premières. Il faut donc veiller à cette qualité. Chez Virbac, c’est quelque chose que nous contrôlons. Par exemple, nous contrôlons le profil en acides aminés de nos ingrédients et, en fin de fabrication, de nos sacs de croquettes. Nous vérifions ainsi que tous les acides aminés sont présents en quantité suffisante. Mais, chez Virbac, ces quantités sont de toute façon facilement atteintes car nous utilisons beaucoup de sources de protéines animales qui sont par nature très équilibrées en acides aminés. En d’autres termes, cela signifie que tous les acides aminés, essentiels ou non, sont présents dans des quantités largement suffisantes.

Cela ne serait pas le cas si nous utilisions des sources de protéines végétales où tous les acides aminés ne sont pas tous présents en quantité suffisante. Pour avoir tous les acides aminés avec des protéines végétales, il faudrait les associer entre elles, ce qui est plus complexe. Elles sont en plus moins bien digérées par le chien.

Mais, comme nous partons du principe que les chiens sont des carnivores, nous préférons de toute façon leur fournir des protéines d’origine animale.

TTPLC : Mais alors comment expliquer la présence de céréales dans les croquettes ? Cet ingrédient est-il adapté à sa nature de carnivore ?

AB : Pour faire des croquettes, il est nécessaire d’incorporer de l’amidon (un glucide digestible, ndlr) soit sous forme de céréales, de patate douce ou de pomme de terre entre autres ingrédients. Tous les industriels sont donc obligés d’en mettre mais ils ne sont, pour certains, peut-être pas obligés d’en mettre autant.

Chez Virbac, trois ans de Recherche et développement ont été nécessaires pour proposer des croquettes avec une quantité de glucides très réduite.

Il faut savoir que les chiens, au cours de leur évolution, se sont adaptés à digérer les glucides mieux que ne le font les loups ou même les chats. Bien que non indispensables aux chiens, ils sont tout de même intéressants pour leur apporter de l’énergie, en venant compléter l’apport des protéines et des lipides.
Il existe cependant des races de chiens qui restent très intolérantes aux glucides, notamment les chiens de traîneau, et pour lesquels il faut être plus vigilant sur la quantité de glucides qu’on leur donne.

Et, même chez les chiens qui les digèrent bien, on ne peut pas non plus leur donner de trop grosses quantités de glucides. Les nutritionnistes recommandent de ne pas aller au-delà de 40% des calories apportées par les glucides voire 25% pour les chiens qui y sont sensibles.

TTPLC : Donc pour faire des croquettes adaptées à la nature carnivore des chiens, il faut des protéines en quantité et en qualité, des céréales en quantité raisonnable et quoi d’autre ?

AB : Les lipides et notamment les acides gras sont aussi des macronutriments extrêmement importants. Ils rentrent notamment dans la composition des structures membranaires.

Nos croquettes ont une teneur modérée en lipides pour s’adapter aux modes de vie actuels de nos chiens, plutôt sédentaires et/ou stérilisés. Nous veillons notamment à ce que les acides gras essentiels, les Oméga 3 et les Oméga 6 soient apportés en quantités suffisantes. Les Oméga 3 sont très importants pour la beauté de la peau et du pelage et vont moduler les processus inflammatoires qui peuvent toujours se produire au sein de l’organisme. On veille donc à ajouter dans nos croquettes de l’huile de poisson ou des graines de lin qui en apportent.

Je n’oublie pas non plus les vitamines et les minéraux parmi la quarantaine de nutriments essentiels chez le chien. Tous ces nutriments, même présents en petite quantité, ont un rôle à jouer et sont bien évidemment présents dans nos croquettes.

TTPLC : Les croquettes Virbac HPM respectent donc les besoins nutritionnels particuliers du chien. Mais la composition exacte des croquettes est-elle garantie  ?

AB : Je ne sais pas comment procède chacun des fabricants mais il faut se dire que les contrôles ont un coût et demandent du temps. Ils sont donc probablement moins fréquents chez les fabricants qui commercialisent des croquettes vendues à très bas coût. Chez certains fabricants, on peut même aller jusqu’à se demander si ces contrôles sont faits régulièrement car des enquêtes de 30 Millions de consommateurs ou Que choisir ont mis à jour de gros écarts entre ce qui est écrit sur le paquet et les résultats des analyses en laboratoire.

La qualité des matières premières et de la formulation peuvent également faire la différence entre les croquettes de gamme vétérinaire et les autres croquettes. Ce sont des informations auxquelles nous n’avons pas directement accès mais quand on étudie la digestibilité d’autres croquettes, on peut se rendre compte que la qualité est moindre.

TTPLC : Comment étudie-t-on la digestibilité d’une croquette ?

AB : Pour notre part, nous mesurons la digestibilité de nos aliments in vivo sur des chiens qui les consomment et en récoltant ensuite leurs selles et leurs urines. On peut ainsi mesurer ce qui a été réellement absorbé par l’animal. Ce sont des mesures que nous pratiquons à l’école vétérinaire de Nantes avec laquelle nous travaillons.

TTPLC: La composition des croquettes ne donne-t-elle pas déjà une idée de cette digestibilité ?

AB : Non pas tellement. On n’a pas vraiment de moyen de la prévoir à partir de la liste des ingrédients, par exemple. En plus, le procédé de fabrication influence la digestibilité. Par exemple, si l’on cuit les protéines de manière trop forte, cela peut réduire la digestibilité de l’aliment. Chez Virbac, on fait très attention à ne pas cuire les protéines à plus de 90°C-100°C. Cela permet de préserver leurs qualités gustatives et nutritionnelles tout en garantissant leur qualité sanitaire.

TTPLC : La mesure de la digestibilité, c’est donc une information importante…Est-elle obligatoirement mesurée par tous les fabricants ?

AB : C’est en effet une information importante mais facultative pour l’instant. Certains fabricants comme Virbac choisissent de la mesurer. L’information n’est pas indiquée sur les étiquettes de nos sacs de croquettes mais elle mais est disponible sur les fiches aliments de notre site internet.

Zoom sur la gamme Veterinary HPM® de Virbac

Les croquettes Veterinary HPM® de Virbac, c’est :

  • Une gamme physiologique qui répond aux besoins nutritionnels des chiens tout en optimisant leur bonne santé : croquettes pour petits chiens, chiens de moyenne et grandes races, chiens stérilisés, chiens séniors, en croissance, …
  • Une gamme diététique pour répondre aux besoins nutritionnels particuliers de certains chiens : chiens en surpoids, troubles digestifs, troubles dermatologiques, calculs urinaires, troubles articulaires, insuffisants rénaux, allergies alimentaires.

Découvrez-les plus en détail sur le site web de Virbac ou chez votre vétérinaire.

– Propos recueillis par Guylaine VANDEKERKHOVE –