Le festival de la viande de chien de Yulin a bien eu lieu

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En dépit de la rumeur d’interdiction de vente de chien, le festival de Yulin connu pour le massacre de milliers de chiens en Chine a bien eu lieu cette année encore.

des chiens entassés dans une cage au festival de Yulin

© Crédit photo: capture d'écran compte Twitter @Dodo

Nous vous l’annoncions le 26 mai dernier, deux associations engagées pour la cause animale se félicitaient de l’interdiction de la vente de viande de chien lors de l’édition 2017 du festival de Yulin.

Malheureusement, il ne s’agissait que d’une rumeur : le triste festival a bien eu lieu !

Cette année encore, des milliers de chiens ont été massacrés pour être dévorés par les festivaliers de la ville chinoise de Yulin, dans la province méridionale du Guangxi. La fête des mangeurs de chien se tient tous les ans lors du solstice d’été, le 21 juin. Plus de 10.000 canidés y sont généralement abattus en étant battus à mort ou ébouillantés vivants.
Loin d’être traditionnelle comme on pourrait le croire dans une Chine où manger de la viande de chien reste légal, le festival de Yulin est, à l’origine, un événement promotionnel lancé en 2010 par les négociants en viande.

Comme chaque année, ce festival a suscité – à juste titre – un tollé chez les défenseurs des animaux à l’international et même chez la majorité de population chinoise pour qui manger du chien est devenu une pratique désuète. Manifestations à Londres devant l’ambassade de Chine, dénonciations des pratiques sur les réseaux sociaux, pétitions en lignes, mobilisation de stars internationales comme Sia ou Matt Damon n’y ont malheureusement rien changé cette année encore.

Mais alors, qu’est devenue la soi-disant interdiction de vente de viande de chien annoncée par l’association américaine Humane Society International en mai ?

D’après Le Monde, « soit il s’agissait d’un leurre, soit les intérêts qu’il fallait bousculer se sont révélés plus forts. »

Le gouvernement local de Yulin est allé jusqu’à nier l’existence même du festival en le réduisant le festival à un marché où les habitants de Yulin allaient simplement se restaurer. Un peu plus tard, dans le journal Beijing News, les autorités locales ont fait savoir qu’elles n’étaient pas les organisatrices du festival et que par conséquent, elles n’étaient pas en mesure de l’interdire.
Les autorités auraient tout de même mis en place un quota auprès des marchands qui ne pouvaient présenter que deux carcasses de chien par étal. Le but étant de limiter au maximum le nombre de chiens sacrifiés. Et, il apparaitrait, selon bftmtv, que les policiers ait surveillé de près l’activité de vente de chien lors du festival. Mais cette surveillance policière n’aurait servi qu’à rendre le massacre des chiens et la vente de leur viande plus clandestins sans réel effet sur le nombre d’animaux tués…

S’il semble que les associations ont un peu péché par excès d’optimisme, cela n’enlève rien à leur engagement et au formidable travail qu’elles accomplissent jour après jour en faveur de la cause animale. Cette année, Animal Hope & Wellness Foundation a même sauvé la vie de plus d’un millier d’animaux en interceptant plusieurs camions à quelques heures de l’ouverture du festival. On ne perd pas espoir qu’elles parviendront, à terme et avec l’engagement de tous, à faire cesser ce macabre festival.

Par Guylaine VANDEKERKHOVE

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