Choisir un chien de ferme c’est choisir un chien de compagnie pouvant répondre à des attentes parfois bien particulières.

Que ce soit pour garder votre ferme ou pour vous aider à gérer et guider votre troupeau (de moutons, de vaches, ou autres), vous trouverez forcément une race adaptée à vos besoins.

J’insiste sur le terme de chien de compagnie car il ne faut jamais oublier qu’un chien, même de travail, reste un animal ayant besoin d’affection, de présence et de stimulations quotidiennes pour être bien dans ses pattes.

Il ne s’agit pas, à mon sens, d’adopter un chien simplement comme outil de travail ou comme gardien. Même si certains chiens sont particulièrement prédisposés au travail, ils n’en restent pas moins des animaux sensibles ayant besoin d’attention. En effet, il me semble assez délicat d’acquérir un chien tout comme on achèterait un quad pour rassembler le troupeau ou une alarme en cas d’intrusion.

Adopter un chien de ferme c’est, certes, considérer le chien comme une aide précieuse au quotidien et mettre en avant son utilité et sa fonction première (de garde ou de troupeau selon la race), mais c’est surtout intégrer au sein de son foyer un être vivant qui deviendra un membre du groupe social à part entière.

Choisir un chien de garde pour la ferme

Il existe plusieurs races de chiens prédisposées à la garde, voici les plus répandues :

  • Le Berger Allemand : qui est connu et reconnu pour son instinct de protection très développé. Il doit impérativement être socialisé et éduqué dès son plus jeune âge pour que son instinct ne devienne pas une contrainte au quotidien.
  • Le Dogue Allemand : qui est l’un des plus grand chien du monde. Ce chien n’est pas particulière prédisposé à la garde mais sa simple présence peut largement suffire à dissuader quiconque de pénétrer sur son territoire sans y être invité au préalable.
  • Le Beauceron : qui est un parfait chien à la fois de garde et de travail. Il est très intelligent et peut facilement juger de l’éventuelle dangerosité d’une situation.
  • Le Boxer : qui est un chien très joueur et très actif mais qui saura défendre, sans réfléchir, son groupe social ainsi que son territoire.
  • L’American Staffordshire Terrier : qui porte malheureusement l’étiquette de « chien dangereux » et qui est donc une parfaite dissuasion pour quelqu’un de malintentionné.
  • Le Rottweiler : qui lui aussi porte sur ses épaules une bien malheureuse (et fausse) réputation. C’est un chien très courageux et très attaché à son maître. Il n’aura donc pas de mal à défendre son groupe social d’éventuels intrus.
  • Le Dobermann : qui est un chien de garde un peu « cliché » que l’on retrouve très souvent dans les films pour garder de vieux châteaux abandonnés n’est-ce pas. Bien moins impressionnant lorsqu’il n’a pas les oreilles coupées, le Dobermann reste tout de même un bon chien de garde qui saura défendre et garder son territoire si besoin.

Parmi ces races, qui ont naturellement un instinct pouvant parfois être très développé pour la garde, il est toutefois possible que certains sujets ne soient pas particulièrement gardiens, cela dépendra de leur nature et de leur caractère.

Sachez, de plus, qu’il est interdit d’éduquer un chien pour la garde. En clair, il est interdit de rendre un chien gardien, s’il n’a pas ça en lui, il ne faudra pas lui apprendre ni le forcer à le devenir.

Pour plus de races prédisposées à la garde et plus de conseils avant d’adopter un chien pour une telle utilité, n’hésitez pas à consulter notre top 10 des chiens de garde.

Choisir un chien de travail pour la ferme

 Lorsque l’on parle de chien de ferme, on pense souvent aux chiens de berger puisqu’ils sont particulièrement utiles et précieux pour les agriculteurs souhaitant avoir une aide quotidienne, que ce soit pour aller chercher, regrouper, guider ou protéger le troupeau. De plus, de nombreux chiens de berger sont aussi bons pour le travail que pour la garde, ce qui fait d’eux de parfaits chiens de ferme.

Pour rester dans la lignée des chiens de travail, il existe également les chiens de chasse mais ils sont, selon moi, moins adaptés à la vie à la ferme puisqu’ils ont besoin d’une dépense physique, mentale et olfactive quotidienne très importante. Et s’ils ne chassent pas régulièrement (ou s’ils ne sont pas suffisamment dépensés comme il le faudrait), ils pourraient rapidement devenir des chiens fugueurs si l’environnement n’est pas sécurisé.

Voici quelques races de chiens de berger pouvant convenir à une vie à la ferme :

  • Le Berger Allemand : que l’on retrouve ici également. Le Berger Allemand sera principalement utilisé pour ses qualités de garde et de protection.
  • Le Border Collie : chien de berger par excellence ! C’est un chien particulièrement intelligent qui, s’il est bien entraîné, deviendra une aide précieuse (voire indispensable) pour conduire le troupeau.
  • Le Berger Australien : qui suit de très près le Border Collie tellement ses qualités au troupeau sont exceptionnelles.
  • Le Berger Belge : qui est décliné en 4 races distinctes : le Malinois, le Groenendael, le Tervueren et le Laekenois. Les 4 races ont leurs particularités mais toutes ont un point commun : une grande intelligence et un besoin de travailler très important.
  • Le Beauceron : que l’on retrouve ici également et qui est un parfait chien de garde mais aussi un excellent chien de troupeau, notamment sur bovins.

Pour en savoir plus sur les meilleurs chiens de berger, je vous recommande de consulter notre top 10 des chiens de berger.

Pour finir, adopter un chien pour une vie à la ferme nécessite quelques apprentissages indispensables pour que la vie à la ferme se déroule le plus sereinement possible :

Conseil n°1 : il faudra apprendre au chien à ne pas dépasser certaines limites « spatiales » et rester sur son territoire. En effet, souvent, les fermes ne sont pas clôturées, il faut donc apprendre au chien à ne pas s’éloigner.

Conseil n°2 : une socialisation de qualité sera nécessaire pour que le chien de la ferme soit à l’aise avec tous les individus qui la constitue, que ce soit de manière régulière ou ponctuelle : le troupeau bien entendu, les animaux de la basse-cour s’il y en a et éventuellement les ouvriers agricoles de la ferme par exemple.

Conseil n°3 : apprendre au chien à ne pas tourner autour des voitures ou engins agricoles qui circulent dans la ferme (notamment pour les chiens de berger pouvant parfois avoir des « tocs » concernant les roues en mouvement).



Clémentine TURGOT

Par Clémentine TURGOT

Éducatrice canin comportementaliste (clementineturgot.com)