
Les résultats, obtenus auprès de 137 chiens de race pure représentant 49 races, précisent que trois facteurs interagissent : la sélection fonctionnelle de la race, la lignée d'élevage (travail ou exposition) et la pratique sportive.
Les 137 chiens ont été soumis à deux tests classiques en éthologie. Le problème insoluble (une tâche que le chien ne peut pas résoudre seul, pour observer s'il se tourne vers l'humain) et le test de séparation (lorsque le maître s'absente).
Les résultats montrent que la dépendance est un trait universel chez le chien, principalement déterminé à deux niveaux de sélection. La sélection fonctionnelle ancestrale qui a créé les races et la sélection plus récente qui les a divisées en lignées de travail et d'exposition.
Ce socle génétique peut ensuite être modifié par l'expérience de vie comme l'entraînement ou la pratique sportive.
Deux tests, deux résultats
Face au problème insoluble, les races dites coopératives (développées pour le travail en collaboration avec l'humain) ont montré des comportements de dépendance significativement plus élevés que les races dites indépendantes (sélectionnées pour prendre des décisions seules, loin de l'humain).
Au sein d'une même race, la lignée d'élevage joue également un rôle déterminant. Les chiens issus de lignées d'exposition sont plus dépendants de l'humain que ceux des lignées de travail.
Lors du test de séparation, les chiens de lignée exposition gémissent davantage pendant l'absence du maître, un signe de peur.
La pratique sportive module ces effets. Chez les chiens d'exposition, le sport réduit la dépendance ; chez les chiens de travail, il l'augmente. Les aboiements, signe de frustration, sont fréquents chez les races indépendantes qui pratiquent un sport et chez les races coopératives qui n'en pratiquent pas.
Pour en savoir plus sur la question de l'influence de la race sur le comportement, lisez notre article sur l'étude montrant que le comportement du chien n'est pas déterminé par sa race.
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